dimanche 9 janvier 2011

black mood....

Alors voici mon humeur du jour. Je suis à la fois très en colère et assez triste. Hier sois j'avais pris la décision de quitter le Brésil pour rentrer en France. Un vol était disponible ce samedi à 12h, mais le destin en a voulu autrement. Ici, ce n'est pas vraiment le paradis en réalité. Mon voyage ne ce se passe pas du tout comme je l'avais envisagé mais alors pas du tout. Tout tombe à l'eau, tout est de travers et j'accumule les colères et les crises de larmes. Premièrement, je vis de plus en plus le mal la différence linguistique. Ici, très peu de personnes parlent "un peu" anglais, alors je ne vous parle même pas du français. Ensuite, Sao Paulo est une ville assez difficile à cerner pour nous petits parisiens...La superficie, la complexité de l'urbanisme, la pauvreté, la constante inquiétude qui règne dans les rues...Moi qui suit vite dépassé par les évènements ,j'avoue qu'après dix jours, je sature un peu.
Ensuite, tout ne se passe pas du tout comme je le voudrais et comme je l'avais prévu avec mon entourage français. Que ce soit mes amis ou mon copain, je dois avouer que la distance est assez difficile à vivre.
Ce voyage, je ne l'envisageait pas seul. Je ne pouvais et ne voulais pas vivre cette expérience seul, je voulais sentir leur enthousiaste, leur excitation ou questionnement, leur soutien, leur intérêt. Tout cela fut très présent jusqu'à mon départ mais jusqu'au jour ou je suis arrivé sur le territoire brésilien, tout cela s'est peu à peu effacé pour se perdre...Alors , bien sur, ma famille est elle très présente et j'en suis très heureux mais la personne dont la présence me manque le plus est évidemment celui que j'aime, mon copain. Je ne vais pas déballer ma vie privée ici, mais il est important de comprendre que seul sur un autre continent, entouré de plus de 12 millions d'étrangers , c'est très dur si on ne sent pas ou peu l'amour et la proximité de celui qu'on aime, surtout quand la distance multiplie en centuple vos sentiments envers lui...
Alors, j'avoue je suis un peu invivable au quotidien pour lui et les autres , j'essaie de faire des efforts .
Je sais , c'est moi qui ai voulu partir , je ne dois pas le faire payer aux autres ...
Je sais tout ça ...

2 commentaires:

  1. J'ai enfin compris comment on pouvait mettre un commentaire.
    Antoine, j'ai lu ton texte certes touchant mais surtout plein de sens pour moi.
    T'as fait le bon choix de partir, d'aller loin, de vivre ton expérience parce que t'étais à une période de ta vie propice à la découverte, au désir d'ailleurs. Un voyage c'est surement pas que des belles photos et des ray-ban sur le bout du nez. C'est une plongée dans l'inconnue, c'est un dépassement de ce qu'on se croyait capable, c'est la rencontre... c'est des situations de crise, des remises en question, des galères, des imprévus...Et puis, y'a le lendemain...la possibilité de se dire qu'on peut faire demi-tour...."le voyage forme la jeunesse". Ouais ça forme, ça déforme, ça reforme. En tout cas, ça nourrit. Alors, nourris toi. Prends cette petite parenthèse de vie dans tes bras pour en embrasser les vertus, les trésors cachés. "après la pluie, le beau temps". Profite de ces moments, prends le temps de gouter à tout... et écris des petits mots (sans trop de maux) à tes amis (qui sont loin et absents de ce que tu vis... mais qui lisent de temps en temps Ordem et Progresso :)).
    Bref, continue ce voyage avec l'envie, crois en ses possibilités et éclate toi dès que c'est possible.
    Je pense à toi sous ton soleil,
    Loulou.

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  2. oh ma loulou, je viens de tomber sur ton commentaire, oh ...comment tu dis merci pour ce doux message..
    je suis tellement de t avoir dans ma vie..
    merci pour ce message,il me vas droit au coeur,vraiment.
    je t'aime fort...

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